“Le parlement européen, vrai corps démocratique de l’UE”

Andrea d’Ambra est le “père” d’une pétitions, qui figure parmi les  plus réussites  des derniers années. Même si, en 2006, l’internet n’était pas encore si développé, Andrea d’Ambra a réussi a obtenir des milliers de signatures pour l’abolitions des frais de recharges des forfaits mobiles prépayés que, depuis, peuvent être rechargés gratuitement. L’Association PARISEURO l’a interviewé à propos de l’une des dernières dispositions de l’UE qui a pour objet l’obligation, pour les producteurs de téléphones portables, d’utiliser les mêmes chargeurs de batterie.

Andrea d’Ambra, Vous avez lancé l’une des plus importantes pétitions qui a obtenu un grand succès à une époque où l’internet n’était pas encore très répandue. Que pensez-vous de cette disposition sur les chargeurs ?
Je pense que, bien que symbolique, c’est une chose très positive qui permettra une économie substantielle. Elle montre comment, l’Union européenne le veut, peut être une aubaine pour ses citoyens

Pensez-vous que la Commission européenne pourrait faire davantage avec le cadre institutionnel européen existant ?
En effet la Commission peut certainement faire davantage dans des domaines où elle ne pas fais pas assez et, en même temps, elle pourrait faire moins où elle fait trop, mais je crois que l’institution qui devrait en faire plus est le Parlement européen, le vrai corps démocratique, élu par les citoyens européens, qui se retrouve devoir légiférer conjointement avec la Commission et le Conseil qui n’ont pas été élus et qui, souvent, réduisent les propositions du Parlement.

Vous avez vécu pendant de nombreuses années en France, pays où on a récemment introduit la « class action ». Comment évaluez-vous le niveau de concurrence dans ce pays et que pensez-vous que cette pratique sera adaptée au droit français?
Je salue l’introduction de cet instrument dans le système juridique Français, bien qu’il soit trop tôt pour dire si cela servira une grande arme de dissuasion envers les grands groupes aussi bien qu’aux États-Unis. Je pense que n’importe quel autre instrument donné aux citoyens pour défendre leurs droits ne peut que bénéficier à l’ensemble de la société.

A votre avis, quels sont les dossiers que le Parlement européen élu en mai 2014, devra gérer en priorité ?
J’espère qu’on pourra changer de cap vers l’Europe telle que celle imaginé par les pères fondateurs (d’abord par Altiero Spinelli). Une Europe des citoyens et non des banques. Une Europe qui puisse s’occuper des droits de la jeunesse, des travailleurs et pas de banques et de l’austérité.

(L’interview a été réalisée en italien et, en suite, traduite en français)

FacebookLinkedInPartager